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Pour l’honneur d’un Nohaum

Solaris176 Pour l'honneur d'un Nohaum


Titre original
: Pour lhonneur dun Nohaum

Genre : Science-fiction

Année : 2010

Publication : Solaris 176

Site de l’éditeur : http://www.revue-solaris.com/numeros/176-automne-2010/

Traduite en russe dans la revue Supernova 45-46

Prix Aurora-Boréal de la meilleure nouvelle 2011

Cliquez ici pour lire cette nouvelle.

 

 

 

 

 

 

PrixBorealRecevant le prix Aurora-Boréal 2011 de la meilleure nouvelle
(Pour l'honneur d'un Nohaum), au Congrès Boréal
Montréal, 15 mai 2011

Qua-t-on dit de cette histoire ?

Philippe-Aubert Côté est un des auteurs les plus intéressants de la relève de la science-fiction nous dit Joël Champetier dans son éditorial. Effectivement, nous lavions déjà remarqué dans le n°168 avec deux textes, lun purement fantastique, Sa Vie au bout des pinceaux, et un second, Le Premier de sa lignée, authentiquement SF lui, sorte de polar se déroulant dans un monde peuplé dhommes-animaux. Côté retourne dans cet univers étrange et lexplicite : après l’”hyperchaos, lHumanité est remplacée par des créatures semi-animales créées par lHomme, les néomorphes, lesquelles tentent de refonder la civilisation. Au cours dune mission dans Moscou, ravagée et ensevelie sous la végétation, une équipe rencontre des mutants mais aussi des hommes. Une nouvelle longue (54p.), éblouissante, bouleversante à la fin. De la SF à son plus haut niveau.

Phénix Web

Philippe Aubert-Côté tente une vraie novella daventure []. [] Le paysage est très fort, l'intrigue prenante, les personnages souvent bien campés. [] l'ensemble cogne, et autant d'ambition, d'idées de pure S-F et d'envie de narration font plaisir à lire.

Bifrost

Cette longue nouvelle construit l'ambiance sans nuire à l'action, ni aux personnages, même si ceux-ci ont un petit quelque chose de stéréotypé. On y retrouve le talent de Côté, dont personnellement je lirais volontiers quelque chose de plus long, ses Ourags et Nohaums me paraissant bien prometteurs.

Les chroniques de limaginaire

À la lecture de [Pour lhonneur dun Nohaum], on peut se sentir un peu frustré de constater que cette histoire est visiblement un petit élément d'un tout plus grand qui est encore à écrire. Cependant, moi ça m'a surtout mis l'eau à la bouche pour la suite! :) D'autres pourraient reprocher à Philippe-Aubert son écriture très contrôlée, lente et en demi-teinte. Pour ma part, cela ne m'a pas dérangée. Au contraire : au coeur de la novella se trouvent deux personnages, Arihann l'Ourag et Neptah le Nohaum, dont les émotions méritaient d'être décrites avec beaucoup de subtilité pour que l'histoire fonctionne. Et, de mon point de vue, c'est mission accomplie. [] Faut aussi que je glisse un mot au sujet des combats : je suis fort critique à ce sujet et Philippe-Aubert a très bien réussi son coup en les gardant courts et légèrement flous. Selon moi, ce fut du beau boulot d'un bout à l'autre que cette histoire, quoi! :)

La plume ou le poing

 

Que raconte cette histoire ?

Après lHyperchaos, les humains ont pratiquement disparu de la surface de la Terre, remplacés par plusieurs races de néomorphes capables de transmettre leurs caractéristiques à leur descendance. Éparpillées aux quatre coins du monde, les posthumains sorganisent, reconstruisent la civilisation et se lancent dans le recyclage des anciennes cités en ruines qui se dressent encore au coeur des territoires redevenus sauvage. Neptah Horakthy, un Nohaum aux idées humanistes, accepter daccompagner des hommes-bêtes et des hommes-arbres dans une expédition visant à planifier le recyclage de Moscou. Le voyage sera plus difficile que prévu à cause des souvenirs qui hantent littéralement les lieux et des mutants qui sy terrent

 

Quaimeriez-vous dans cette histoire?

Un récit daventures à la sauce SF. Des personnages bigarrés et attachants. De la romance.

 

Doù vient cette histoire?

Pour lhonneur dun Nohaum sest mérité le prix Aurora-Boréal de la meilleure nouvelle en 2011. Fait intéressant, dans une petite enquête ad hoc réalisée pour les 40 ans de Solaris, Mario Tessier mentionne que plusieurs répondants ont indiqué ce texte parmi ceux quils appréciaient. On me demande souvent si je vais revenir à lunivers de Neptah et Arhiann un jour. Assurément. Je nen ai pas fini avec eux!

Les personnages de Neptah et Arhiann sont antérieurs à Pour lhonneur dun Nohaum. Issus dun univers que javais commencé à esquisser pendant ma maîtrise à lUQAC, je les avais mis en scène une première fois dans « Pièces manquantes », cette nouvelle qui, refusée par Solaris, ma valu une « recommandation » pour latelier d’Élisabeth Vonarburg. Lors du second atelier auquel je participai, à l’été 2008, je décidai de donner une nouvelle chance à Neptah et Arhiann, dautant plus que les néomorphes mis en scène dans Le Premier de sa lignée mavaient fourni une explication plausible à leur univers. Je repensai celui-ci, l’étoffai, et produisis un texte-essai de 15 pages. Tous les éléments de base y figuraient déjà : Neptah, Arhiann, le méchant Ter-Holf, Renardeau, et une expédition en vue de recycler une ville New York dans la première version, Moscou dans la seconde.

Pour ce texte, je m’étais lancé un défi : raconter une histoire damour sans jamais mentionner explicitement le lien qui s’établit progressivement entre Neptah et Arhiann. Le lecteur devait comprendre par lui-même ce qui se passait, à partir des actes des personnages et de leur comportement, mais rien dautre. Ceux qui lisent sur lart d’écrire ou participent à des ateliers vont souvent entendre parler de la tension entre le « dire » et le « montrer ». Un récit convaincant va vous montrer lamour (ou lhorreur) en action et vous comprendrez vous-mêmes que vous êtes face à lamour ou lhorreur. En revanche, si lauteur vous dit que les événements quil relate sont une scène damour ou une scène horrible, et que le contenu de cette scène ne colle pas avec ce quil en dit il y a problème! Quand il aborde la genèse de Misery dans son essai sur l’écriture, Stephen King consacre dailleurs quelques passages intéressants à cette problématique dont tous les aspirants-auteurs, à mon sens, doivent prendre conscience.

 

 

Références

 

Blouin, G. (2011). Critique du Solaris 176. Blogue « La plume ou le poing ». Récupéré le 2014-12-06 à : http://www.revue-solaris.com/numeros/176-automne-2010/

Day, T. (2011). Critique du Solaris 176. Bifrost 61. Récupéré le 2014-12-06 à : http://www.noosfere.org/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=2146578331

King, S. (2000). Écriture, mémoire dun métier. Paris : Albin Michel.

Mureliane. (2010). Critique du Solaris 176. Les chroniques de limaginaire. Récupéré le 2014-12-06 à : http://climaginaire.joueb.com/news/solaris-numero-176

Peeters, B. (2011). Critique du Solaris 176. Phenix Web. Récupéré le 2014-12-06 : http://www.phenixweb.net/SOLARIS-no-176

Tessier, M. (2014). Enquête sur les classiques de science-fiction. Solaris 192 : 130-146. [N.B. La mention de Pour lhonneur dun Nohaum se trouve à la p. 141.]

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