Définitions de la science-fiction : un panorama

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KINGLEYS AMIS

La science-fiction est un récit en prose, traitant d’une situation qui ne pourrait se présenter dans le monde que nous connaissons, dont l’existence se fonde sur l’hypothèse d’une innovation, d’origine humaine ou extraterrestre, dans le domaine de la science ou de la technologie. [Murail, 1993 : 15]

POUL ANDERSON

Personnellement, je ne crois pas qu’il soit possible de donner une définition satisfaisante de la science-fiction.

Néanmoins, si l’on veut s’astreindre à un tel effort, il me semble qu’il est indispensable de distinguer la science-fiction de la littérature fantastique. Le fantastique, en effet, est un genre romanesque qui même indistinctement toutes sortes de phénomènes imaginaires (comme les fantômes, les loups-garous, la magie, etc.) pour aboutir à la description d’un univers qui ne relève en aucune façon du vraisemblable. Dans la science-fiction, au contraire, les phénomènes imaginaires, les objets ou les événements que l’auteur conçoit, sont supposés, même d’une façon purement tacite entre l’écrivain et le lecteur, appartenir à un univers de lois naturelles qui pourrait, éventuellement, être mis à l’épreuve par l’homme. Ainsi en va-t-il de concepts aussi peu vraisemblables, en apparence, que ceux de la machine à explorer le temps ou la téléportation d’un corps matériel vers les régions les plus éloignées de l’univers : ces concepts reposent sur une démarche rationnelle. Ceci m’amène donc à dire que la grande différence entre le fantastique et la science-fiction tient tout simplement à ceci : alors que la première traite de ce qui n’existe pas, la seconde nous parle de ce qui pourrait exister. [Bogdanoff et Bogdanoff, 1979 : 288-289]

JEAN-PIERRE ANDREVON

La science-fiction est la littérature du collectif, alors que ce qu’on appelle le main stream est la littérature de l’individuel. Je verrais alors plutôt le main stream comme une petite partie de la « littérature générale qui aurait nom SF » (S pour spéculativem bien sûr). La SF propose à la fois un reflet décodé du monde et une réponse au monde. Elle est la littérature de l’âge de l’acier et de l’atome, la littérature de l’âge capitaliste : elle ne l’a pas précédé, ne lui survivra pas – en supposant que la race humaine lui survive. C’est enfin une littérature de désir et de peur (ce qui revient au même), une littérature utopique et contre-utopique, la littérature par excellence de l’idéologie qui la traverse et parfois la modèle. La SF est littérature engagée par excellence, parce qu’elle parle des hommes et de ce qui les motive et les modèle, souvent à leur insu. La SF est message, médium. [Bogdanoff et Bogdanoff, 1979 : 288]

ISAAC ASIMOV

La science-fiction est cette branche de la littérature qui rend compte des réactions de l’homme aux changements qui se produisent dans le monde de la science et de la technologie. [Bogdanoff et Bogdanoff, 1979 : 289-290]

J.G. BALLARD

La science-fiction est une forme de fiction tournée vers l’avenir et qui s’intéresse au présent immédiat en termes de futur plutôt que de passé; elle exige des techniques narratives en rapport avec la matière même de son sujet. Jusqu’à présent, les écrivains, y compris moi-même, ne sont pas arrivés à comprendre que la principale technique narrative de la fiction rétrospective, faite d’enchaînements et de conséquences, fondées comme elle l’est sur un assortiment préparé d’avance d’événements et de relations, est absolument inadaptée à la création d’un futur qui ne nous fait aucune concession. [Murail, 1993]

La science-fiction est une fiction inspirée par la science. On pourrait alors penser à l’imaginaire. Mais l’imaginaire, quant à lui, n’est qu’une fiction inspirée par… la fiction. Là tient toute la différence. [Bogdanoff et Bogdanoff, 1979 : 290]

RENÉ BARJAVEL

La science-fiction, ce n’est pas un « genre » littéraire, c’est tous les genres, c’est le lyrisme, la satire, l’analyse, la morale, la métaphysique, l’épopée. Ce sont toutes les activités de l’esprit humain en action dans les horizons sans limites. C’est en ce moment la seule littérature vivante du monde entier. [Murail, 1993 : 14]

FREDRIC BROWN

Le fantastique traite de choses qui ne sont pas et ne peuvent pas être. La science-fiction traite de choses qui ne sont pas, mais qui pourront être un jour. La science-fiction se limite à des possibilités compatibles avec la logique. [Murail, 1993 : 15]

JOHN BRUNNER

La science-fiction est une démarche imaginaire qui traite de faits, d’événements et, par-dessus tout, d’êtres – car les êtres humains ou non humains constituent la matière première de toute fiction – que nous n’aurions pas été capables de concevoir à travers une démarche exclusivement scientifique. La plupart des thèmes de science-fiction, comme par exemple le voyage dans le temps, sont, au sens strict, des thèmes non démontrables par la science : il n’existe pas un seul scientifique qui, aujourd’hui, ait la moindre idée de la façon dont on pourrait construire une machine à explorer le temps. En revanche, les écrivains de science-fiction sont en mesure de créer une analogie entre un tel dispositif et des concepts plus réalistes, ceci parce que nous  possédons un sens particulier de la démarche scientifique et que, dès cet instant, nous ne sommes plus immergés dans la « pensée magique » et dans la vision d’un univers qui, comme aux premiers âges, serait gouverné par des dieux et des démons capricieux et non par des principes rationnels (je n’exclus pas ici le Dieu des chrétiens de l’accusation d’être, lui aussi, capricieux).

Il ne faudrait pas oublier, incidemment, que l’histoire et l’évolution de la science moderne tiennent dans le fait que nous sommes devenus capables de traiter de concepts de plus en plus vagues et indéfinis d’une façon de plus en plus précise et rigoureuse. D’une certaine manière, la science-fiction constitue le prolongement de ce processus : c’est notre rôle à nous, écrivains de science-fiction, que de prendre en compte quelques-uns de ces concepts les plus indéfinis, parmi lesquels je citerai aujourd’hui : l’être humain. [Bogdanoff et Bogdanoff, 1979 : 290-291]

JOHN W. CAMPBELL Jr

La science-fiction n’est pas autre chose que des rêves mis par écrit. La science-fiction est constituée des espoirs, des rêves et des craintes (car certains rêves sont des cauchemars) d’une société fondée sur la technologie. [Murail, 1993 : 15]

PHILIPPE CURVAL

Ce qui importe avant tout, c’est de considérer l’acte d’écrire de la science-fiction comme le réflexe spontané d’un certain nombre d’individus face à la sclérose de la culture contemporaine inapte à assimiler ses propres mutations, sans s’attarder au refus quasi généralisé d’un public peu préparé par les médias à saisir son pouvoir germinatif. Maintenant qu’une histoire du mouvement se dessine, il est facile de voir que la science-fiction évolue et se renouvelle car il est inscrit dans son destin de constituer le commentaire permanent de nos civilisations en pleine évolution. À la limite, je prétendrai même qu’il est absurde de considérer la science-fiction comme une littérature de rupture puisqu’elle ne fait qu’intégrer les données du monde actuel à son discours, à la manière de toutes les grandes littératures qui l’ont précédée. Le phénomène ostentatoire de répulsion qui accompagne son apparition, les réactions agressives à l’égard de ses alibis scientifiques tiennent plus à l’attitude conservatrice d’une élite imprégnées d’un savoir inerte qu’à un complot antirévolutionnaire. [Murail, 1993 : 17]

ÉDITIONS LES SIX BRUMES

L’action se situe dans le monde réel ou dans un monde irréel. La science-fiction est caractérisée par la projection d’une technologie avancée. L’histoire se déroule dans le futur. Exemple : Dune, Hypérion, Star Trek. [Les Six Brumes, 2015]

PHILIP K. DICK

Dans toutes les formes de roman, l’auteur crée un certain nombre de personnages mais se borne, ensuite, à utiliser un univers qui existe autour de lui ou, du moins, a existé par le passé. Or dans la science-fiction, l’auteur étend son pouvoir créateur bien au delà des personnages, jusqu’à l’univers lui-même : il le conçoit exactement de la même façon qu’il conçoit chacun de ses personnages, il le crée, même s’il y introduit parfois certains éléments venus du monde réel. Ainsi, la science-fiction représente un dépassement absolu des techniques habituellement utilisées dans le roman : il s’agit, en un certains sens, de la forme la plus achevée du roman, de son expression ultime, puisqu’elle est, dans son essence même, une pure construction d’idées nées dans le seul esprit de son auteur.

Ce qui distingue cependant la science-fiction du fantastique, c’est que les mondes ou les diverses formes de sociétés imaginées par l’auteur pourraient exister, alors que dans la littérature fantastique, au contraire, il est clair que les thèmes abordés sont contraires à toute vérité scientifique, puisque l’auteur doit enfreindre délibérément les lois du réel. Dans la science-fiction, ces lois sont subtilement extrapolées pour donner lieu à une spéculation qui touche habituellement à l’avenir dans la mesure même où le futur est, par définition, le moins connu des trois visages du temps. Même si le récit se situe dans le présent – ce qui peut être le cas dans le thème des univers parallèles – ou encore dans le passé – l’univers de la science-fiction reste soumis à un certain nombre de règles rationnelles et non au caprice de la pensée magique, comme c’est le cas dans le fantastique. On pourrait ainsi dire que la science-fiction reste toujours « saine d’esprit ». […] [Bogdanoff et Bogdanoff, 1979 : 293-294]

PHILIP JOSÉ FARMER

La science-fiction se distingue essentiellement des autres formes de littérature à travers les thèmes qu’elle aborde et qui donnent toujours lieu à une vision des passés, des présents ou des futurs possibles. Ainsi, les concepts ou théories scientifiques reconnus, les hypothèses sociologiques, les effets de l’interaction science/société, sont rigoureusement extrapolés selon un processus narratif qui donne lieu à une histoire.

Le fantastique, au contraire, tend à faire accepter au lecteur que l’impossible est vrai, et le récit se construit ensuite plus ou moins logiquement à partir de cet axiome indémontré.

Pour le public non averti, il subsiste encore une espèce de confusion entre le fantastique et la science-fiction. Il est vrai, par exemple, que le voyage dans le temps ou dans l’espace à une vitesse supérieure à celle de la lumière sont impossibles (du moins, dans la mesure de nos connaissances actuelles). Mais il y a tellement longtemps que ces « impossibilités » ont été acceptées comme des conventions par les écrivains et les lecteurs de science-fiction qu’elles ont fini par acquérir une espèce de stabilité scientifique qui, du même coup, interdit toute confusion avec l’impossible sur lequel repose la littérature fantastique. [Bogdanoff et Bogdanoff, 1979 : 296-297]

HUGO GERNSBACK

La scientifiction, c’est une histoire romanesque attrayante à laquelle se mêlent des éléments scientifiques et une vision prophétique. [Murail, 1993 : 14]

DAMON KNIGHT

La science-fiction est mal nommée et la seule chose que puissent gagner deux fans essayant de s’accorder sur une définition de ce terme, c’est des jointures sanglantes. De meilleures dénominations ont été proposées (et celle suggérée par Heinlein, « speculative fiction », me semble la plus judicieuse), mais il nous faut nous contenter de celle-là ; et cela ne nous fera pas grand mal si nous nous souvenons que, comme quand nous lisons The Saturday Evening Post, elle signifie ce que nous désignons au moment où nous en parlons. [Murail, 1993 : 15]

ARTHUR KOESTLER

Les voyages de Gulliver de Swift, Le Meilleur des mondes d’Huxley, 1984 d’Orwell sont de grandes oeuvres littéraires parce que les bizarreries de mondes étrangers n’y figurent qu’au titre d’arrière-plan ou de prétexte à un message social. En d’autres termes, ces œuvres sont de la littérature dans l’exacte mesure où elles ne sont pas de la science-fiction, où elles se présentent comme le reflet d’une imagination disciplinée et non d’une fantaisie débridée. [Murail, 1993 : 14-15]

SYLVIE LAINÉ

La science-fiction est une corde de soie qui monte vers le ciel. Nous l’escaladons pour mieux admirer, avec notre raison, notre cœur et notre émotion, le vertige du monde. [Communication personnelle d’une définition publiée dans : Debats et al., 2015]

BARRY MALZBERG

C’est la branche de la fiction qui s’intéresse aux effets éventuels d’une technologie ou d’un système social différents sur le genre humain, dans un futur imaginaire, un présent modifié ou un passé alternatif. [Murail, 1993 : 15]

MARSHALL McLUHAN

La science-fiction actuelle expose des situations qui nous permettent de percevoir le potentiel des technologies nouvelles. Précédemment, le problème était d’inventer de nouveaux moyens d’économiser la main-d’œuvre. Aujourd’hui, il s’est inversé. Il nous faut trouver dans quels environnements il sera possible de vivre avec nos nouvelles inventions. [Murail, 1993 : 17]

SAM MOSKOWITZ

La science-fiction est une branche de la fantasy reconnaissable au fait qu’elle favorise chez ses lecteurs la « suspension consentante de l’incrédulité » en situant dans un cadre scientifiquement plausible ses spéculations sur les sciences physiques ou sociales, l’espace, le temps et la philosophie. [Murail, 1993 : 16]

JEAN PETTIGREW ET CLAUDE JANELLE

Fiction cohérente, située dans un monde en relation avec celui du lecteur, qui intègre un ou des éléments qui sont scientifiquement impossibles dans la réalité du lecteur, mais dont la vraisemblance est démontrée par une ou des explications rationnelles dans la réalité du protagoniste, ce qui élimine toute rupture de normalité pour ce dernier. [Janelle, 2011 : xi]

FREDERIK POHL

C’est cette chose que les gens qui savent ce qu’est la science-fiction désignent en disant : « C’est de la science-fiction. » [Murail, 1993 : 18]

CRISTOPHER PRIEST

Le terme « science-fiction » est né d’une recette avantageusement utilisée par les éditeurs, si l’on en croit son succès commercial. Il s’avère cependant impuissant à définir la littérature qui en porte le nom. Il faut bien reconnaître, d’ailleurs, que les autres appellations sont tout aussi dénuées de signification : « Fiction imaginaire » est tautologique, puisque toute fiction est, par nature, imaginaire. Il en va de même pour « spéculative fiction », «fiction-fantastique », etc.

Néanmoins, dans la mesure où nous sommes tous d’accord pour reconnaître que la science-fiction existe, qu’elle est différente du roman traditionnel, une définition devrait être théoriquement possible en des termes littéraires. La science-fiction, alors, pourrait être définie comme une littérature qui, à travers un processus romanesque basé sur une fiction rationnelle et par le jeu de la métaphore, traite sur un mode extraordinaire l’univers interne et externe de notre expérience quotidienne. [Bogdanoff et Bogdanoff, 1979 : 304-305]

JEAN-FRANÇOIS REVEL

La haine profonde que les hommes de notre époque vouent à la connaissance scientifique, dans la mesure où elle affaiblit la peur des dieux dont Épicure avait déjà dit le lien avec le refus du plaisir, a sécrété entre autres choses ce germe culturel intensément inepte et grossier : la science-fiction. Rien n’est fait pour dégoûter de la connaissance objective et de ses prolongements pratiques comme ces tueries intergalaxiques, où d’ahurissants primates élèvent à la hauteur d’un principe cosmique les habitudes présidant aux règlements de comptes entre gens du milieu. [Murail, 1993 : 15]

JEAN-CLAUDE ROMER

[On] peut parler de Science-Fiction lorsque dans le monde du réel, il y a intervention d’une intelligence dans le processus de phénomènes incompatibles avec les lois dites naturelles. […] Exemple : Un chercheur a découvert un procédé qui inverse localement la gravitation, ce qui permet ainsi à une pomme qui se détache de son arbre, non pas de tomber, mais de s’élever dans les airs. [Tchernia et Romer, 1988 : 26]

JACQUES SADOUL

La science-fiction est une branche de la littérature de l’imaginaire fondée sur une réflexion des possibilités rationnelles non encore utilisées des sciences et des techniques. [Bogdanoff et Bogdanoff, 1979 : 305]

NORMAN SPINRAD

Il n’existe qu’une seule définition de la science-fiction qui me paraisse utilisable et sensée : « La science-fiction c’est tout ce qui est publié sous le nom de science-fiction. » [Murail, 1993 : 18]

LYON SPRAGUE DE CAMP

Tel que je l’emploie, le terme de fiction imaginative comprend le groupe de récits qui, dans la littérature occidentale contemporaine, sont non réalistes, imaginatifs, fondés sur des suppositions contraires à l’expérience quotidienne, souvent franchement fantastiques, et fréquemment situés dans un cadre éloigné – dans le temps et dans l’espace – de celui de la vie courante. La fiction imaginative peut, à son tour, être divisée en fantastique, lequel comprend les récits fondés sur des hypothèses surnaturelles (esprits, magie, vie après la mort, etc.) et science-fiction, cette dernière groupant les récits qui se basent sur des suppositions scientifiques ou pseudo-scientifiques (voyages à travers l’espace ou le temps, vies extraterrestres, robots, etc.). Il existe des récits qui se classeraient entre ces deux groupes, ou qui combinent des attributs de l’un avec ceux de l’autre; considéré dans sa totalité, le genre n’a pas de séparation très nette avec certaines œuvres historiques (satires, utopies, etc.). [Murail, 1993 : 16]

THEODORE STURGERON

Une histoire de science-fiction est une histoire construite autour d’êtres humains, avec un problème humain et une solution humaine, et qui n’aurait pu se produire sans son contenu scientifique. [Murail, 1993 : 17]

FRANÇOIS TRUFFAUT

Toute belle et grande œuvre est sa propre science-fiction; les personnages de Fellini ou de Hitchcock sont des Martiens sans accessoires peut-être, mais d’une telle féerie, si loin de nous et tout à la fois si proches qu’ils satisfont pleinement nos besoins d’évasion, de merveilleux et de fantastique. Du reste, les amateurs de science-fiction, conscients de l’extrême fragilité des romans ou des films basés sur une « bonne idée », une trouvaille, un postulat, avouent que l’intérêt commence où les sentiments apparaissent, c’est-à-dire lorsque la bête, la chose, la forme s’humanise, souffre et réagit sentimentalement, donc lorsque l’entreprise débouche sur nos canevas habituels et que le fantastique ne s’exprime plus que dans les apparences charnelles, vestimentaires, etc. [Murail, 1993 : 16-17]

ROGER ZELAZNY

Je ne suis jamais parvenu à une définition satisfaisante de la science-fiction (et si j’y arrive un jour, je serai immédiatement tenté de la remettre en question dans un prochain roman…). D’une façon générale, je pense néanmoins que le récit de science-fiction repose sur le principe selon lequel tout ce qui survient à l’intérieur de l’univers décrit peut s’expliquer en termes de lois naturelles, aussi bien celles que nous comprenons aujourd’hui que celles que nous pourrions appréhender dans un avenir plus ou moins lointain. À l’inverse, le fantastique donne lieu à des récits à l’intérieur desquels les événements ou les faits qui nous sont contés restent partiellement ou totalement inexplicables car ils relèvent de lois surnaturelles. […] [Bogdanoff et Bogdanoff, 1979 : 309-310]

 

Références

Bogdanoff, I. & Bogdanoff, G. (1979). L’effet science-fiction : à la recherche d’une définition. Paris : Robert Laffont.

Debats, J.-A. (Éd.) (2015). 42. Anthologie dirigée par Jeanne-A. Debats. Parchemins & Traverses.

Éditions Les Six Brumes. FAQ. Récupéré le 2015-01-06 à : http://www.sixbrumes.com/foire-aux-questions/

Janelle, C. (2011). Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française. Lévis : Alire.

Murail. L. (1993). Les maîtres de la science-fiction. Paris. Bordas.

Tchernia, P. & Romer, J.-C. (1988). 80 grands succès du cinéma fantastique. Paris : Casterman.

 

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